Shakira enflamme l’Azteca pour lancer une Coupe du monde de football

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Le rideau s’est levé en grand sur la Coupe du monde 2026. Jeudi soir, dans un stade Azteca incandescent, plus de 80 000 spectateurs ont assisté à une cérémonie d’ouverture spectaculaire marquant le début d’un tournoi inédit, organisé conjointement par le Mexique, les États-Unis et le Canada. Avant le premier coup de sifflet entre le Mexique et l’Afrique du Sud, la musique, la danse et les symboles nationaux ont transformé l’enceinte mythique de Mexico en véritable scène à ciel ouvert.

Au cœur du spectacle, une artiste a immédiatement captivé l’attention : Shakira. Seize ans après avoir fait danser la planète entière avec Waka Waka lors du Mondial sud-africain de 2010, la chanteuse colombienne a renoué avec l’événement qui a contribué à renforcer son statut d’icône mondiale. Acclamée par le public, elle a interprété Dai Dai, l’un des titres officiels de cette édition 2026, accompagné d’influences afrobeat et caribéennes. Vêtue d’un body jaune agrémenté d’une longue jupe blanche et mauve, lunettes noires sur le nez, elle a livré une prestation énergique entourée d’une troupe de danseurs. Sa présence a toutefois alimenté quelques spéculations sur les réseaux sociaux, où certains internautes ont affirmé, sans preuve, qu’une doublure aurait pris sa place sur scène.

Avant l’entrée de la star colombienne, la cérémonie avait déjà mis à l’honneur la richesse culturelle de l’Amérique latine. Un premier tableau, inspiré des traditions mexicaines, a réuni des danseurs vêtus de costumes indigènes ornés de plumes, accompagnés de percussionnistes et de femmes portant des tenues traditionnelles. Une célébration des racines du pays hôte qui a ensuite laissé place à une succession d’artistes populaires du continent.

Le groupe de rock mexicain Maná, le chanteur vénézuélien Danny Ocean, les incontournables Los Ángeles Azules, la figure du reggaeton colombien J Balvin ainsi que l’artiste hispano-mexicaine Belinda se sont relayés devant un public conquis. Une programmation résolument tournée vers les sonorités latino-américaines, reflet de l’identité culturelle du pays organisateur.

L’émotion s’est poursuivie avec l’apparition de Salma Hayek. L’actrice mexicaine, vêtue d’un élégant tailleur rouge rehaussé d’un foulard aux couleurs nationales, a donné le coup d’envoi du protocole officiel. Les représentants des 48 nations qualifiées ont alors pénétré sur la pelouse, drapeaux en main, avant de former un immense cercle symbolisant l’universalité de la compétition.

Autre moment fort de la soirée : l’interprétation de DNA, l’hymne officiel du Mondial 2026. Le ténor italien Andrea Bocelli, fidèle à son élégance habituelle, a uni sa voix à celle de la chanteuse sud-coréenne Ejae pour offrir une prestation mêlant puissance lyrique et modernité électronique. Une composition produite par le DJ français David Guetta, pensée pour incarner le caractère cosmopolite de cette Coupe du monde élargie à 48 sélections.

Salma Hayek est ensuite revenue au centre du terrain afin de présenter le prestigieux trophée au président de la FIFA, Gianni Infantino. Ce dernier a reçu la coupe sous les applaudissements d’un stade entièrement acquis à la fête.

L’atmosphère est montée d’un cran lorsque les équipes du Mexique et de l’Afrique du Sud ont fait leur entrée sur la pelouse. Les hymnes nationaux ont retenti dans l’enceinte historique, avant qu’un hélicoptère ne survole le stade Azteca en tractant un immense drapeau mexicain, ultime tableau d’une cérémonie pensée pour impressionner.

Avec ses 104 rencontres réparties sur cinq semaines et trois pays, cette Coupe du monde 2026 s’annonce comme la plus ambitieuse de l’histoire. Et à en juger par cette ouverture grandiose, le spectacle promet déjà d’être à la hauteur de l’événement.

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