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La corruption, la misère, la crise et les peurs sur l’avenir du pays ont poussé les brésiliens à voté à 46% au premier pour Jaid Bolsonaro, le sénateur nostalgique de la dictature. Face à lui, Fernando Haddad, candidat du Parti des Travailleurs veut garder espoir.

Premier constat, le « Trump tropicale » a le soutien des marchés, ce qui pourrait rassurer quelques millions de votes centristes de faire basculer le pays. Lundi matin, quelques heures après l’annonce des résultats, l’indice Ibovespa a pris 6% à l’ouverture. Il en va de même pour le réal brésilien (+2.87%) qui s’était affaibli face au dollar dans les derniers mois. Un dollar vaut aujourd’hui 3.75 réais contre 4.20 il y a quinze jours.

L’homme ainsi plébiscité par le marché est Jair Bolsonaro ancien parachutiste. Raciste et sexiste, il a recueilli près de 50 millions de voix et s’assure un groupe du Parti social libéral au Congrès multiplié par six par rapport à la dernière législature.

La victoire n’est pas acquise à l’extrême-droite. Fernando Haddad est au coude à coude dans chaque sondage pour le second tour qui aura lieu fin octobre. Les autres candidats, centristes ou écologistes, ont été balayés mais leur report de voix pourrait faire la différence. Les deux finalistes vont devoir être le plus consensuel possible en tirant au centre quitte à se faire lâcher par les éléments les plus durs. Si monsieur Haddad s’ouvre trop à droite il risque de décevoir les militants du PCdoB qui ont animé sa campagne.

Selon l’ Estado Sao Paulo « la campagne, qui devrait permettre de jeter un peu plus de lumière sur les propositions des candidats, ne va probablement qu’augmenter les antagonismes, les indécisions et les confusions qui ont entraîné la qualification de Haddad et Bolsonaro au second tour ».

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