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La semaine dernière, un proche collaborateur du président Emmanuel Macron a été inquiété dans une affaire de violence policière. Alexandre Benalla est effectivement accusé d’avoir asséné de violents coups à un manifestant lors de l’habituelle manifestation du 1er mai. Des faits scandaleux dénoncés par l’ensemble de la classe politique. 

Du 1er mai au 20 juillet

Depuis la fin de semaine dernière, l’actualité ne fait quasiment état que de l’affaire Benalla. En charge d’assurer la sécurité d’Emmanuel Macron est accusé d’avoir usé de son pouvoir et de sa force, dans un cadre dans lequel il n’avait pas lieu d’intervenir. Le 1er mai dernier, un manifestant s’est violement fait prendre à parti par un homme, portant un brassard habituellement attribué aux policiers. Cet homme n’est autre qu’Alexandre Benalla, proche collaborateur et responsable de la sécurité du président de la République.

Gérard Collomb et Michel Delpuech auditionnés

Rapidement, de nombreuses suspicions et rumeurs se sont répandus. Afin de mettre les choses au clair, le ministre d’Etat Gérard Collomb et le préfet de police Michel Delpuech étaient auditionnés ce jour par la commission d’enquête parlementaire.

« Les personnes qui étaient là avaient été vues comme jetant des projectiles contre les policiers. Les visionnages de toutes les bandes pourraient utilement montrer à la commission toute la séquence » a expliqué Gérard Collomb, alors interrogé sur ce qui était reproché aux personnes molestées par Alexandre Benalla. Des agressions à l’encontre des forces de l’ordre seraient donc à l’origine de cette lourde faute. Pendant plus de deux heures, le ministre de l’Etat s’est en réalité défaussé, imputant toutes les responsabilités sur la préfecture de police.

Michel Delpuech, quant à lui, explique : « Mercredi 18 juillet, à l’issue d’une réunion, le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, m’informe que la vidéo de Benalla allait faire l’objet d’un article du Monde. J’en prends connaissance. Le jeudi 19 juillet, un peu avant 14 heures, le directeur de l’Ordre public demande à me voir sans délai et, dans la stupeur, m’apprend que dans la soirée de mercredi, un double des vidéosurveillance a été remis à Mr Benalla avec l’aide d’un commissaire de police ». 

La réaction la plus attendue était évidemment celle d’Emmanuel Macron, qui a affirmé que l’impunité de l’emporterait pas. Mais une intervention digne de ce nom est encore très largement attendue et demandée. Face à de tels actes, la question des milices revient petit à petit. Les Français et l’ensemble des politiques sont outrés et attendent des comptes de l’Elysée.

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