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L’ancien socialiste, ministre et premier ministre sous François Hollande, difficile vainqueur du siège de sa circonscription en juin 2017 officialise sa candidature dans la course à la mairie de Barcelone. C’est la première fois qu’un homme politique français tente l’aventure à l’étranger.

L’annonce qui doit arriver dans la soirée ne devrait pas perturber la classe politique française. En effet, la décision du député de l’Essonne était attendue depuis plusieurs jours. Celui qui s’est très récemment décrit comme « un Espagnol en vacances en France depuis quarante ans » devrait se lancer en campagne avec des militants opposés à l’autodétermination catalane et fervents soutiens du pouvoir central de Madrid. En France les réactions ne se sont pas fait attendre et on déplore une faille dans la loi de non cumul des mandats. « On ne peut pas être élu de la République française et en même temps mener une campagne à Barcelone », a expliqué Valérie Rabault, présidente des élus socialistes à l’Assemblée nationale. Un vœu apparemment pieu.

Valls arpente depuis des mois la Catalogne pour réunir des soutiens ce qui a provoqué la colère de certains de ses collègues qui le qualifient de « député fantôme ». Une pétition « Exigeons la démission de Manuel Valls, député fantôme » a été lancée par Farida Amrani, candidate malheureuse contre Manuel Valls en Juin 2017.

 Alexis Corbière député de la France Insoumise a estimé que : « S’il est candidat, il est indispensable sur le plan démocratique qu’il annonce aussi sa démission de ses fonctions de député et d’élu municipal d’Evry et que des élections législatives soient convoquées ». Plus proche de lui, Marie Lebec membre de la majorité LaREM a déclaré «  Il sait qu’il faudrait qu’il démissionne. On en avait discuté et il m’avait dit qu’il n’y allait pas pour perdre, donc lui-même sait qu’il prendra cette décision ».

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