Le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a déclaré au mois d’août que la France pourrait installer 12000 lits supplémentaires de réanimation afin de faire face à la crise. Il est revenu en partie sur cette déclaration le jeudi 15 octobre en précisant que cette mesure ne doit pas être l’objectif principal.

Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran a récemment déclaré que l’installation des 12000 lits ne devrait pas constituer l’élément principal dans la gestion de la crise. “Notre objectif n’est pas de faire le plein des réas et notre objectif n’est pas d’avoir un nombre de réas extensible à l’infini”, a précisé le ministre lors d’une conférence de presse en présence du Premier ministre. Beaucoup de français se demandent surement pourquoi les autorités n’envisagent pas l’ouverture des lits supplémentaires au lieu de restreindre les libertés des individus.

En effet, l’augmentation des capacités de réanimation s’avère très complexe en matière de ressources humaines, ainsi que dangereuse sur le plan sanitaire.
D’abord parce que l’accueil des nouvelles admissions en réanimation engendrerait une hausse des cas graves de Covid-19, notamment chez les personnes âgées. “Mais aussi car la possibilité de créer plus de 6000 nouveaux lits de réanimation ne serait pas sans conséquence pour les patients dits “non-covid””, a précisé Olivier Véran.

Pour atténuer l’inquiétude des citoyens, il ne suffit pas de créer des lits de réanimation et d’accueillir plus de patients. La disposition du personnel suffisant et compétent pour la gestion du service de réanimation est également essentielle. “Au début de la crise, il y avait entre 500 et 600 lits de réanimation fermés faute de personnel”, déclare la Secrétaire général du CNP-ARMPO à Capital Laurent Heyer.

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